Les montagnes russes

L’Europe connait une période particulièrement oscillante, traversée de « douches écossaises » pénibles.

Au bilan des actions positives, on mettra les décisions ou les mises en chantier de décisions par la Commission, par exemple les travaux entrepris par le Commissaire Barnier pour améliorer et moraliser le marché intérieur.

On peut mettre aussi les actions de la Banque Centrale Européenne qui, sous l’impulsion de son Président Mario Draghi, est allée au maximum de ce que les Traités lui permettaient de faire.

On peut mettre enfin le récent discours du Président François Hollande, le 5 Février, devant le Parlement européen, discours très européen donnant de bonnes orientations pour le futur.

Mais il y a aussi les « douches froides ».

Ainsi en est-il du budget tel qu’il a été décidé par les gouvernements lors du sommet des 7 et 8 Février dernier. Ce n’est pas parce qu’il aurait pu être pire que ce budget est pour autant satisfaisant. Ces orientations budgétaires pour les sept années à venir sont étriquées, incapables de dynamiser l’économie européenne ou les politiques de solidarité.

Chaque Etat s’est vanté d’avoir obtenu de conserver à peu près ses acquis, mais il n’y a ni souffle, ni vision d’avenir.

Il reste à espérer que le Parlement européen qui, depuis le Traité de Lisbonne, a un vrai pouvoir de co-décision, saura utiliser ce pouvoir pour réaliser ce que les gouvernements n’ont pas su faire. A un an des élections de nos députés au Parlement européen, c’est pour celui-ci une belle occasion d’être utile.

Catherine LALUMIERE