La Grèce et l’Europe

La Grèce est-elle un malade, un boulet que l’Union européenne doit continuer à traîner avec résignation, ou est-elle un pionnier osant défier le système et en train d’ouvrir un chemin nouveau ?

La question se pose avec plus d’acuité que jamais après les élections du 25 janvier.

Le succès électoral, net et clair, de Syriza et de son jeune leader Alexis Tsipras, laisse ouvertes les deux branches de l’alternative. D’un côté, certaines premières décisions inquiètent : ainsi choisir comme allié le parti nationaliste des Grecs indépendants ne semble pas de très bon augure.  D’un autre côté, la volonté de rester dans l’Union européenne, même dans la zone euro, est encourageante.

De même qu’est un encouragement l’abandon d’exigences maximalistes. Ceci implique la recherche d’un compromis entre l’austérité, insupportable, et le laisser-aller dont les élites grecques ont abusé dans le passé.

La nouvelle équipe grecque est loin d’être assurée du succès ; mais, si elle réussit, elle aura ouvert un chemin nouveau bénéfique aux Grecs, et bien au-delà de la Grèce.

 

 

Catherine LALUMIERE, le 5 Février 2015