La chute du Mur de Berlin

Le 9 novembre 1989, j’étais à Oslo en visite officielle pour le Conseil de l’Europe. Avec ceux qui m’entouraient, nous avons appris la nouvelle du passage de milliers de berlinois de l’Est vers l’Ouest, sans mesurer immédiatement l’immense portée de l’événement, c’est-à-dire l’effondrement du communisme, des révolutions presque toutes sans violence dans les pays du Bloc de l’Est, l’éclatement de l’URSS…
Dans cette période historique qui bouleversa les équilibres du monde, des personnalités remarquables jouèrent un rôle magnifique, en Pologne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie, dans les Etats baltes, en Bulgarie, en Roumanie…Partout.
Mais je garde une reconnaissance particulière à celui qui comprit l’impérieuse nécessité du changement et, malgré les pressions d’une partie de son entourage, sut éviter l’usage de la force et le bain de sang qui en aurait été la conséquence inéluctable : Mikhaïl Gorbatchev.
Je l’ai reçu à Strasbourg en juillet 1989. Il parlait déjà de « maison commune » et de partenariat entre l’Est et l’Ouest.
Je l’ai revu, ces jours derniers, toujours à Strasbourg, pour commémorer le vingtième anniversaire de la chute du Mur. A nouveau il s’est tourné vers l’avenir de l’Europe et de la Russie montrant, envers et contre tout, les raisons d’espérer.