Editorial 2010

Décembre est froid. Il neige. Les nouvelles de l’Europe nous parviennent sous la forme de glaçons qui ont du mal à fondre et à redevenir une belle eau claire.
L’Irlande, après la Grèce, est dans le noir, et ne doit son salut qu’à la solidarité des autres.
Le Portugal, l’Espagne, l’Italie … la France font leurs comptes et s’inquiètent. L’Allemagne commence à en « avoir assez » de donner le bon exemple et d’être vertueuse pour tout le monde.
Mais, finalement, l’UE résiste. Elle a commencé à prendre des décisions et de bonnes décisions. La Banque Centrale européenne tient le choc.
Si la volonté politique existe, si les bonnes résolutions se transforment en des politiques cohérentes, rigoureuses, et imaginatives, on verra le bout du tunnel. Si … Si … Si …
Souhaitons-nous mutuellement un joyeux Noël, en attendant de pouvoir se dire de toutes nos forces : bonne et heureuse année !

C’est parti… Le Conseil européen vient de désigner les titulaires des deux plus hauts postes créés par le Traité de Lisbonne : Herman Van Rompuy pour la Présidence du Conseil européen, et Catherine Ashton pour le poste de Haut représentant pour les affaires étrangères. Deux quasi inconnus.

Est-ce un mauvais signe ? Evidemment ceux qui croient en une Union européenne forte, jouant un rôle important sur la scène internationale, seront déçus. Déçus aussi par l’attitude des membres du Conseil décidés à choisir, à l’évidence, des personnalités qui, a priori, ne leur feront pas d’ombre.

Mais je veux imperturbablement faire preuve d’optimisme. Après tout, des inconnus, pas très charismatiques, peuvent donner d’heureuses surprises …