Edito – Bonne année 2021 – « …et maintenant, au travail ! »

Edito – Bonne année 2021 –  « …et maintenant, au travail ! »

L’année 2020 n’a pas bonne presse dans nos échanges de vœux en ce début d’année : « Oublions 2020 ! Nous vous souhaitons une meilleure année pour 2021 ! »

Et pourtant, paradoxalement, rarement année a vu autant de décisions marquantes prises par les institutions européennes – et de décisions qui traduisent un grand pas franchi vers plus de solidarité en interne et d’affirmation de souveraineté en externe.

Face à une pandémie qui n’épargne aucun coin du globe frappant les vies humaines et tout le fonctionnement de l’économie, après avoir démontré qu’il lui manque des compétences dans bien de domaines dont la santé, l’Union européenne a montré dans les domaines qui sont les siens une formidable capacité de réaction.

Rappelons-nous :

  • Dès le printemps, une injection d’argent sans précédent de la BCE pour soutenir l’économie

 

  • En juillet un accord à l’arraché sur les principes d’un plan de relance qui introduit pour la première fois la possibilité d’emprunts communs réalisés par l’UE pour ses membres, et permet de mettre entre parenthèses, quand nécessaire, les fameux « critères de stabilité »

 

  • A la mi-décembre, après un accord  entre Parlement et Conseil, sur les Fonds Structurels et d’Investissement- ces financements qui traduisent concrètement l’engagement de  solidarité régionale et sociale de l’UE-  les 27, « tous ensemble », ont finalement approuvé le compromis qui permet , tout en rappelant le nécessaire respect de l’état de droit, de rendre opérationnels et le plan de relance anti – Covid  et le budget pluriannuel 2021-2027 de l’Union, qui vont soutenir les plans de relance de chaque état membre.

 

  • Tout en ouvrant des perspectives sérieuses pour la création de ressources propres pour l’UE et en confirmant un engagement « climat » qui doit être un fil rouge de tous ls projets mis en œuvre

 

  • Et en toute fin d’année, un accord sur l’après-Brexit … « ne pleurons pas sur le lait renversé », comme disent nos amis britanniques, et repartons sur un pied de bonnes relations de voisinage – et pour beaucoup d’entre nous, de profonde amitié.

 

Pas si mal, comme bilan d’une année catastrophe, non ?

 

  1. Dans tous ces domaines, le débat et le compromis jusqu’au bout ont permis de garder tout le monde à bord de ce vaste plan comme de l’accord post- Brexit, c’est un « plus » pour l’esprit européen, pour la stature internationale de l’UE. « Bruxelles » n’est pas un nid de technocrates insensibles, mais un lieu de délibération et de décisions politiques, et il faut saluer l’engagement européen des acteurs de ces avancées

 

  1. Concrètement, l’accord de décembre ouvre la porte au financement de milliers de projets auxquels sont attachés nos Maisons et leurs partenaires : collectivités territoriales, établissements d’enseignement, associations les plus diverses – qu’il s’agisse du FEDER, du FSE ou du programme Erasmus + qui joue un si grand rôle dans nos activités

 

L’angoisse quotidienne liée à la pandémie, avec sa cohorte de conséquences économiques, sociales, et psychologiques, occulte complètement pour nos concitoyens, la prise de conscience de l’immense progrès accompli en cette année 2020 au sein des institutions européennes.

Pour nous, Maisons de l’Europe, notre tâche va être, au fil des mois qui viennent – et l’approche de la présidence française de l’UE   est une opportunité supplémentaire – de démontrer et rendre tangibles  cette force, cette solidarité européennes.

En en faisant toucher du doigt la réalité : les « preuves d’Europe »

En accompagnant nos partenaires de terrain, dans la mesure de nos compétences, pour les aider à se saisir des opportunités maintenant ouvertes.

…Dans la mesure de nos compétences et de nos moyens !

Ce travail de terrain et de chaque instant doit recevoir le soutien des pouvoirs publics, au niveau national et local. C’est ainsi seulement qu’il sera possible de faire front aux manipulations d’opinion (un Brexit, ça suffit) et que pourra se construire le sentiment de confiance et d’appartenance qui permettra de rendre vivante la démocratie européenne.

A tous nos amis et partenaires, nous souhaitons pour 2021, bien sûr rapidement des conditions de travail plus favorables, mais surtout  conviction, enthousiasme, et solidarité, au service d’un des plus beaux projets de l’histoire de l’humanité.

 

Martine Buron

Présidente de la FFME