Edito de Juillet 2015

Le mois de juillet commence sans que la tourmente grecque ait trouvé une solution. Référendum ? Pas de referendum ? Oui ? Non ? Le gouvernement Tsipras hésite, depuis des semaines, sur la voie à suivre. Les grecs sont certainement à plaindre, mais ils demandent aux autres européens une infinie patience.

Au milieu de ces tergiversations déroutantes, le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, semble bien tenir la barre. Il y a longtemps que l’on n’avait pas vu le Président de la Commission (à l’époque de José Manuel Barroso) revendiquer un rôle politique. Jean-Claude Juncker le fait, jouant les intermédiaires actifs entre les protagonistes de ce jeu inquiétant.

 

Souhaitons qu’il ait la force de continuer et qu’il puisse ainsi sortir l’Union européenne de ce marasme dans lequel elle s’enlise.

 

Evidemment on est aussi tenté de souhaiter beaucoup d’autres choses pour « réorienter » les politiques de l’Union européenne. Mais le préalable à ces différentes « réorientations » est la réaffirmation d’une autorité contrôlée et ferme. Bon vent au Président de la Commission pour qu’il retrouve la période des années 90, celles où un certain Jacques Delors tenait le gouvernail. Le Conseil européen et le Conseil des ministres ont évidemment des responsabilités essentielles à assurer. Mais le rôle de la Commission est irremplaçable pour dépasser les points de vue des 28 Etats membres et forger une cohésion et cohérence. Un orchestre a besoin d’un chef d’orchestre… surtout dans les périodes chaotiques…

 

Catherine LALUMIERE