Bonne année à toutes et à tous. Bonne année à l’Europe et aux européens !

Certains – surtout au sud – sortent de 2012 essorés et meurtris. Les excès de la finance et ses folies, le surendettement des Etats, et l’apaisement de l’Etat-providence qui en est résulté, tout cela a bousculé leur existence en entraînant chômage et baisse du pouvoir d’achat.

D’autres – plus au nord – ont tiré leur épingle du jeu.

Et l’Union européenne, dans tout cela, a finalement fait le travail que l’on attendait d’elle en assurant le minimum indispensable de cohésion et de solidarité. Au total, l’UE et l’Europe ont survécu et amorcé de nombreuses réformes. Tant mieux.

Certes, il faut aller plus loin, plus haut, plus fort. La crise – qui n’est pas finie – a démontré qu’il fallait plus d’Europe, une Europe encore plus intégrée, en fait plus fédérale si l’on ne se trompe pas sur le sens du mot « fédéral », et une Europe réorientée vers des choix politiques différents de ce qu’ils furent ces dernières années.

En définitive, 2013 devrait être une étape supplémentaire non seulement dans la voie des réformes nécessaires à court-terme, mais sur le chemin ambitieux d’un nouveau modèle de développement et d’un nouveau rôle que l’Europe devrait jouer dans le monde, un rôle différent de ce qu’il fut hier car tous les paramètres ont changé.

C’est un très bel enjeu qui demande évidemment une vision et du souffle.

C’est difficile, mais c’est passionnant …